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Chroniques

Restez informé(e) en consultant cette section régulièrement. Nous y inscrivons les dernières nouvelles, les récents événements et des chroniques se rattachant à la Résidence funéraire du Saguenay.

Les promesses

Les promesses Lorsque tout va bien dans notre vie et que nous discutons des rituels funéraires avec nos proches en croyant que ça n’arrivera que dans cinquante ans et même plus, il nous arrive de dire : « Quand je vais mourir, je veux que vous me promettiez que je serai incinéré, pas exposé, que mes cendres seront dispersées aux quatre vents et que mes funérailles se dérouleront à telle église, etc…».

Mais voilà qu’au moment du décès, ceux qui restent doivent, en plus d’affronter la peine, exécuter les promesses faites dans des circonstances de joie et de vie, sans la pleine conscience de tout ce que ces promesses peuvent impliquer pour eux et pour les autres.

Je vous invite à faire attention à ce que vous demandez. Quand vous vous exprimez à ce sujet, soyez vigilants et prudents car peut-être que certaines promesses ne seront pas ajustées aux sentiments que ressentiront vos proches au moment de vivre l’épreuve. Peut-être qu’ils réaliseront que leurs besoins sont différents maintenant qu’ils font face à l’épreuve. Peut-être qu’ils ressentiront le besoin de vous revoir une dernière fois.

Peut-être qu’ils regretteront d’avoir fait ces promesses et souhaiteront les respecter juste parce qu’ils l’ont promis et qu’ils veulent respecter vos volontés. Peut-être qu’ils réaliseront aussi à ce moment que le deuil a une dimension personnelle, bien sûr, mais aussi une dimension familiale, sociale et communautaire qu’il faut aussi respecter.

La définition du respect ce n’est pas d’exécuter des demandes qui peuvent blesser les gens qu’on aime. Comme le dit l’Abbé André Bouchard; « le respect c’est la qualité du regard que l’on pose sur les personnes, les événements et les choses. Regardons à deux fois avant de prendre une décision si lourde de conséquences pour ceux et celles qui restent. »

Les rituels funéraires ont été inventés par les hommes et pour les humains afin de permettre un passage important de la personne décédée et de son entourage. Les rituels funéraires, c’est culturel, et ils ont une fonction thérapeutique. Avant de trop les réduire, il est essentiel d’en comprendre l’importance et l’utilité lors d’un deuil.
On ne peut pas sortir de notre vie, de nos engagements en cachette, soucions-nous des autres même quand nous ne serons plus là, car pour ceux et celles qu’on laisse, ça peut faire une grande différence pour leur guérison car les rituels permettent de créer une distance entre soi et l’événement.

Comme professionnelle en rituel funéraire; ce que je perçois, en ces moments, malgré la douleur et la peine qu’ils vivent, c’est que ceux et celles qui restent ont la capacité de faire les choix importants pour eux et pour leur entourage. Si, parfois, vous tenez à laisser des directives à l’égard de vos rituels, comme il serait judicieux de leur laisser aussi le message suivant : « Si pour une raison ou une autre, vous deviez modifier en tout ou en partie mes volontés exprimées, sachez que je serai de tout coeur avec vous et tout à fait en accord avec les modifications que vous jugerez à propos d’apporter à ce moment.»

N’est-ce pas notre plus grand souhait que ceux et celles que nous laissons arrivent à traverser le deuil et soient un jour capables d’aimer et de s’engager à nouveau dans des liens d’amitié et d’amour et les rituels funéraires sont un des éléments importants qui favorisent la guérison du coeur pour atteindre ces objectifs.

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LE RESPECT !

LE RESPECT ! Ce mot que nous entendons à chaque jour dans le cadre de notre pratique professionnelle auprès des personnes endeuillées… explorons ensemble le sens de ce terme. D’abord la définition du respect: « Sentiment qui porte à traiter (quelqu’un ou quelque chose) avec grands égards, à ne pas porter atteinte à ». Donc, le respect c’est d’accorder aux autres de la considération et être généralement bienveillant envers eux, être tolérant malgré les différences. Le respect se base donc sur un principe d’égalité, l’autre a les mêmes droits que nous et les mêmes devoirs. « Le respect incite à ne pas faire de mal à qui que ce soit ».

Dans notre milieu, il nous arrive d’entendre assez souvent des paroles, tel que : « quand je mourrai vous me placerez dans une boite de carton et vous me ferez brûler » ou encore « je veux que vous respectiez mes volontés ». Par ces paroles, qu’est-ce que vous voulez dire :
• Faire disparaitre toute représentation de la mort ? ou garder un contrôle sur la mort ?
• Ne pas déranger et ne pas faire de peine, est-ce que ca se peut …perdre quelqu’un qu’on aime et ne pas être dérangé, ni avoir de la peine ?
• Et de plus, retenez que nous ne « brûlons » personne, nous procédons à la « crémation » d’une personne décédée.

Et puis, à ce moment-là, est-ce qu’on fait preuve de respect envers ceux et celles qui restent, du respect des liens tissés avec les personnes ainsi que de leurs besoins de pouvoir vivre des rituels funéraires significatifs. On peut se réfugier dans nos droits, mais on doit aussi faire face à nos responsabilités vis-à-vis des gens qu’on laisse. Faire confiance à nos proches et leurs laisser un espace et la liberté de pouvoir amorcer leur deuil, selon leurs besoins à eux aussi.

Considérant que je ne serais plus là, que je ne sais pas ce qu’il adviendra de moi et de tous les liens que j’ai tissés, que je ne connais pas toutes les réussites que j’aurais accomplie… je souhaite qu’il y ait au moins une personne de ma famille ou de mon entourage qui aura l’élan dans son cœur de vouloir prendre soin de moi, et de disposer de ma personne avec convenance, tendresse, délicatesse et respect. Je choisi donc de leurs faire confiance, ils décideront de ce dont ils ont besoin à ce moment, pour vivre ce moment important de recueillement. Je souhaite qu’ils retrouvent la paix en leur cœur et qu’ils continuent de vivre leur moment présent, leur bonheur et leurs rêves..

Je crois que c’est aussi ça le respect !


Vous accompagner est un privilège!

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POUR EN FINIR AVEC LA ''FIN'' DU DEUIL., par Josée Masson, Dir. gén. et fondatrice de DEUIL-JEUNESSE

POUR EN FINIR AVEC LA ''FIN'' DU DEUIL., par Josée Masson, Dir. gén. et fondatrice de DEUIL-JEUNESSE POINT DE VUE / «Mon deuil n’est pas fini.» «J’ai enfin fini mon deuil.» «Ce sera quand la fin de mon deuil?» «Ces gens n’ont toujours pas fait leur deuil» «Je ne pourrai jamais faire mon deuil» Pourquoi est-il si important d’en finir avec le deuil ? D’où vient ce besoin qu’il ne fasse plus partie de nos vies?

Pourquoi user notre encre et nos cœurs à vouloir y mettre un terme, alors qu’on pourrait simplement accueillir le fait que le deuil – celui qui résulte de la mort d’un être cher avec qui nous avions un lien unique – sera là, en nous et avec nous, tant qu’on aimera cette personne !

Dans les débuts du siècle dernier, un «Code» nous indiquait qu’un demi-deuil durait 6 mois, alors qu’un deuil durait un an. Aujourd’hui, selon la bible médicale nommée le DSM-5, il y a un temps au deuil qui se situe entre 8 et 12 mois. Des scientifiques, de grandes femmes et de grands hommes issus de la science, ont un jour décidé du deuil en « chiffre »…. J’imagine que c’est parce que c’est rassurant et sécurisant dans une société qui accepte de parler de tout (sauf des émotions d’un endeuillé).

Quand oserons-nous penser en «humain» et non en «calendrier»? Serait-il envisageable de réfléchir le deuil avec l’âme et le cœur plutôt ? Depuis 25 ans, j’apprends auprès des endeuillés que le deuil ne se calcule pas en temps, mais en liens : lien d’amour, lien d’amitié, lien significatif … Et au final, il n’y a pas de mesure de temps ! Il y a le respect authentique de ce qui se ressent en soi.

Le deuil, c’est apprendre à vivre sans l’autre et voici ce que ça résonne dans le temps :

C’est avoir encore de la peine quand on entend une chanson qui nous réfère au défunt 27 ans après sa mort ;

C’est vouloir que l’autre soit en vie pour aller en voyage avec lui l’année suivant sa mort ;

C’est trouver difficile la vie sans l’autre et oser le dire après 3 mois, mais aussi après 12 ans.

Le deuil, c’est aussi permettre à une maman endeuillée d’espérer un autre enfant 120 jours après la mort de son aîné. C’est permettre à un conjoint, veuf, d’avoir une nouvelle conjointe 6 mois après la mort de la femme de sa vie et à un enfant de jouer quelques minutes après la mort de son meilleur ami… C’est ça le deuil. C’est ça vivre le deuil à son rythme ! C’est ça avoir aimé et aimer l’autre, et réagir authentiquement. C’est l’aimer et, surtout, s’aimer assez pour accepter qu’il y aura des jours plus faciles que d’autres au fil des mois, des années… au fil d’une vie.

C’est difficile le deuil, mais c’est encore plus difficile de le vivre dans une société qui juge aussi facilement et qui est si maladroite avec la souffrance de l’autre. «Elle retourne déjà au travail» ;

«Elle n’est pas encore sortie depuis» ;

«Il ne veut pas encore faire de sapin de Noël» ;

«Elle a déjà refait sa vie»

Sentez-vous le jugement qui se relie au temps? Ce type de discours maladroit est omniprésent dans les publications sur Facebook et dans l’actualité. À lire ou entendre ça, l’endeuillé peut bien ne pas se sentir bon, ni performant et là, ça se met à mal aller… Ce n’est pas son deuil qui ne va pas ; c’est la méconnaissance d’une société qui se dit « bienveillante » mais qui lui fait mal. Si on lit dans une revue scientifique qu’un deuil doit avoir une « fin », mais qu’on n’a pas le goût de lui donner une fin, car il vit en nous, on fait quoi avec ça?

Premièrement, qu’est-ce que «faire» et «finir» son deuil ?

Ne plus pleurer? Ne plus y penser? Ne plus s’ennuyer? Faire comme si rien n’était arrivé ? Faire comme si la personne n’avait jamais existé? Pourquoi lui faire de beaux rites funéraires si on veut tant l’oublier. Est-ce vraiment nécessaire d’en «finir» avec cet apprentissage de la vie sans l’autre?

L’expérience me parle ici. Un deuil, ça ne se fabrique pas. Un deuil ça ne se dessine pas non plus à l’avance. Il n’y a qu’un début au deuil, qu’une route, mais pas de « fin » chez l’être vivant. Au fait, ce n’est pas le deuil qui devient compliqué après 1 an, c’est plutôt le regard de l’autre et le désir de performer qui le compliquent. Car vouloir en finir avec le deuil, au final, ne serait-ce pas synonyme de vouloir tuer l’amour, et donc de rejeter la seule chose qui nous reste après le passage de la mort? Est-ce ce que nous voulons vraiment? Pourquoi ne pas écouter nos endeuillés … Pourquoi ne pas plutôt dire :

«Tu es en deuil de ton père depuis 7 ans et tu pleures. C’est normal car il est important pour toi.»

«Tu vas mieux depuis la mort de ta sœur. C’est correct, car le deuil ce n’est pas que souffrance.»

«Tu es endeuillé au temps de la pandémie et tu as du mal à réaliser la perte … C’est normal ! Tu n’as pu lui dire au revoir comme tu l’aurais souhaité.»

«Tu veux me crier ta colère, vas-y. Je reste là, à tes côtés, comme je le fais depuis 3 ans!»

Il n’y a rien qui justifie qu’on oblige un endeuillé à passer par un chemin prescrit. Les plus grands penseurs du deuil, depuis des années, rejettent justement un à un les « étapes de deuil », antérieurement vénérées.

Arrêtons de vouloir en finir avec le deuil. Le deuil mérite une place beaucoup plus noble dans nos cœurs car il est le résultat d’un lien précieux ! Ne l’oublions pas car ce lien, qu’on le veuille ou non, se poursuivra jusqu’à notre propre mort…


ARTICLE PARU DANS LE SOLEIL: www.lesoleil.com

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La Résidence funéraire s'implique

La Résidence funéraire s'implique Au nom de la Fondation des Ainé(e)s de Jonquière, dont je suis présidente et de la Résidence funéraire du Saguenay, je désire vous remercier sincèrement pour votre contribution par le biais de l’achat de billets pour la dégustation en présence le 20 octobre 2023, de dons ou de paniers « Dégustation Vins et fromages » au profit de la Fondation des Ainé(e)s de Jonquière qui a eu lieu ce vendredi 24 novembre dernier.

Nous demeurons convaincus qu’il est souhaitable de maintenir les personnes âgées dans leur milieu de vie le plus longtemps possible avec des services fiables, essentiels et sécurisants. Nos aînés constituent une richesse incroyable car ils sont les fondateurs et la mémoire de notre société.

Pour la campagne 2023, nous pouvons maintenant dire mission accomplie car c’est 134 personnes qui ont participé à la dégustation du 20 octobre et plus de 223 paniers « Dégustation Vins et fromages » qui ont trouvé preneurs auprès des donateurs.

Rappelons que tous les bénéfices recueillis serviront particulièrement à financer les activités de la popote roulante et des transports médicaux. Votre appui et générosité permettront au Centre communautaire de Jonquière et leur Fondation des Aînés de poursuivre sa mission auprès de nos aînés. Soyons fiers de contribuer à l’amélioration de leurs conditions de vie.

UN GRAND MERCI À NOS PRÉCIEUX DONATEURS !

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LORSQU'ARRIVE LE TEMPS DES FÊTES...

LORSQU'ARRIVE LE TEMPS DES FÊTES... Quelques personnes endeuillées m’ont demandé de vous livrer ce message :

« Le temps des Fêtes est pour nous, personnes endeuillées, une période très difficile à vivre puisque toute la famille et les amis se rejoignent pour l’occasion. Mais, il manque quelqu’un....

Ce que nous apprécions davantage en ces moments, c’est que vous nous parliez de la personne qui n’est plus, de nous rappeler des souvenirs vécus avec elle, d’ouvrir le dialogue à propos de la tristesse qui nous habite.

Cela nous permet d’apprivoiser doucement cette dure réalité, c’est une autre façon de nous faire savoir qu’elle continue de vivre dans votre cœur. Qu’importe le moyen de communication que vous utilisez, cette simple délicatesse, nous touche beaucoup...Merci!

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Solidaires pour ne pas être solitaires…

Solidaires pour ne pas être solitaires… Le thème de la messe commémorative qui s’est tenue le dimanche 05 novembre dernier à l'Église St-Dominique de Jonquière, portait sur la solidarité « Oser la solidarité… ». Vous avez été nombreux et nombreuses a assisté à la messe en présentiel mais également en virtuel et nous avons pu réfléchir ensemble sur la portée de la solidarité. Ce thème a été fort apprécié et nous croyons que vous, lecteurs du Quotidien, allez apprécier celui-ci et cogiter sur la SOLIDARITÉ et ses bienfaits.

• Savez-vous qu’il n’y a pas que les humains qui peuvent être solidaires les uns des autres ?
• Savez-vous que les arbres de la forêt s’entraident par leurs systèmes racinaires ?
• Savez-vous qu’un arbre malade peut être maintenu en vie par un arbre voisin plus vigoureux que lui ?
• Savez-vous que dans le règne animal, les poissons et les oiseaux pratiquent certains comportements d’entraide qui témoignent d’un altruisme ?
• Savez-vous que l’humain à travers certaines valeurs de camaraderie, d’amitié et de loyauté peut rendre à son voisin des services qui s’inscrivent dans un esprit plus large et plus communautaire ?

Comme l’a exprimé Christophe Fauré, psychiatre et psychothérapeute français :

« Ce qui fait mal, ce n’est pas le deuil, c’est la mort de la personne décédée, qui fait mal ». Le processus de deuil est un processus psychique naturel de cicatrisation nécessaire et indispensable. Il faut mettre des conditions aidantes pour que ce processus amène la cicatrisation.

Le travail du deuil c’est :

• Parler
• Partager
• Lire
• S'informer
• Assister à la messe commémorative

Sachez qu’il n’y a jamais de fin à un deuil, le manque reste toujours présent. Le lien que l’on garde avec la personne décédée, c’est à travers l’amour et non par la souffrance. On n’oublie jamais... Le processus de deuil fait en sorte de nous préserver et nous amène au cœur de nous-même.

La solidarité entre les humains, comme celle entre les plantes et les animaux est souhaitable puisqu’elle engendre des bienfaits incalculables. Nous savons que la solidarité entre les personnes permet de répartir les charges, qu’elles soient émotives ou non, et ce, de façon à les diviser. Quand la charge individuelle est partagée par plusieurs, sans disparaître, elle devient naturellement plus légère et ainsi plus facile à porter.

Alors Osons la Solidarité !

Il existe de nombreuses manières d’oser la solidarité.

La solidarité, c’est savoir tendre la main et c’est savoir accepter une main tendue.

La solidarité c’est savoir écouter, c’est pouvoir se confier, c’est accueillir l’autre.

La solidarité, c’est aller vers des bras ouverts, c’est donner un peu de son temps et c’est accepter de recevoir de l’aide.

La solidarité, c’est écrire un mot d’encouragement, c’est un rire partagé ou encore un plat cuisiné offert à la personne qui souffre.

La solidarité, c’est un paysage regardé ensemble, c’est accueillir les larmes et les silences et c’est accueillir la colère aussi.

La solidarité, c’est prendre des nouvelles, c’est poser sa main sur une épaule, c’est dire : je crois en toi.

La solidarité, c’est inviter l’autre à prendre congé de son deuil et lui offrir une petite récréation, c’est aider l’autre à faire ses décorations de Noël.

La solidarité, c’est de savoir dire je t’aime et c’est de pouvoir dire moi aussi je t’aime.

Et ne jamais oublier que le temps que l’on prend pour dire : je t’aime est le seul qui reste au bout de nos jours.

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L’IMPORTANCE DU DEUIL

L’IMPORTANCE DU DEUIL L’intensité du choc suivant le décès d’un proche varie selon la relation qu’on entretenait avec cette personne et selon les circonstances de son départ. Ce bouleversement peut se traduire notamment par un sentiment de vide, une grande tristesse, du désarroi, de la désorganisation ou de l’anxiété. D’autre part, le rythme effréné de nos vies, la perte de la pratique religieuse ou encore l’altération du sens de la collectivité nous amènent souvent à écourter, voire à faire disparaître les rites funéraires. Cette transition plus expéditive laisse croire que la souffrance sera atténuée, que le tourbillon de nos existences occupées reprendra le dessus.

Or, bâcler les rituels funéraires en espérant condenser la période de deuil risque de produire l’effet inverse. Tenter d’éviter ou de refouler la souffrance décale parfois simplement le processus de deuil et peut même le prolonger. Voilà pourquoi il faut prendre le temps d’accueillir la mort, pour cheminer et permettre au processus de séparation de s’opérer.


Accorder ainsi une place et du temps à la mort
nous conduit à mieux gouverner nos existences

L’IMPORTANCE DES RITES

La mise en place de rituels funéraires signifiants nous permet de vivre pleinement ce deuil. Alors que les mots nous manquent parfois pour exprimer un sentiment ou une réalité trop intenses, les rituels nous aident à manifester nos émotions autrement : ils marquent des pauses, permettent de dire et de redire, d’entendre, de mieux se comprendre, d’apaiser… Bref, ils offrent une occasion d’assimiler ce grand changement. Ces rituels peuvent prendre diverses formes. Ils peuvent être publics, individuels et collectifs, familiaux et communautaires.

BIENFAITS AVÉRÉS DES RITUELS FUNÉRAIRES :
 Contribuer à réaliser la perte de la personne décédée;
 Exprimer les émotions et les sentiments à son égard;
 Honorer la mémoire du défunt en relevant des traces de son existence et en marquant son legs par l’échange de souvenirs;
 Recevoir le soutien de la famille élargie, des amis, de la communauté, et de pouvoir échanger des marques d’affection;
 Faire un adieu officiel en disposant du corps de la personne décédée;
 Prendre le temps de donner du sens au passage de vie-mort-vie ; en plus de contribuer au processus de deuil, les rituels funéraires permettent à chacun d’apprivoiser la finitude humaine.

La rédaction de ce texte a mis à contribution Brigitte Deschênes, Jean-François Labrie, Luce Des Aulniers et Chantale Tremblay. Avec la validation scientifique de Luce Des Aulniers.

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Réaction à l'article de Dalie Giroux: Du soin de nos morts, paru dans Le Devoir, le 6 février 2024

Réaction à l'article de Dalie Giroux: Du soin de nos morts, paru dans Le Devoir, le 6 février 2024 PRENDRE LE TEMPS

Qui est le mieux placé pour savoir que la mort bouleverse et chamboule tous les êtres ? Qui ? Tout le monde y est pourtant confronté un jour ou l'autre. Et les réactions sont variées face à la fatalité qui frappe. Celui-là comme le saule reste inconsolable, celle-là demeure stoïque, plusieurs se sentent perdus, quelques-unes deviennent amères, d'autres encore n'arrivent pas à y croire. Toutes ces réactions sont légitimes.

Les Professionnels en Rituels Funéraires (PRF) interviennent à un bien mauvais moment dans la vie des gens. Leur rôle véritable est bien plus noble que ce que l'on pense. Ils sont là pour accueillir, pour écouter, pour consoler, pour servir, pour proposer, pour aider les familles à traverser cette épreuve dans le respect et la dignité.

Les Professionnels en Rituels Funéraires (PRF) sont là aussi pour questionner ce que collectivement nous voulons faire de nos morts. Parce que, de plus en plus, les rituels sont bâclés, par manque de temps ou de considération pour nos morts ou pour ce qu'ils ont été de leur vivant.

De plus en plus fréquemment, les gens signent des contrats de préarrangements funéraires dans lesquels ils promettent qu'ils ne veulent rien : pas d'embaumement, pas d'exposition, pas de funérailles, rien, et ce, sans aucune considération pour les proches.

La peur de déranger, de représenter un fardeau et/ou l’isolement social sont souvent des facteurs qui influencent des personnes âgées lors de leur choix de préarrangement. Nous avons le devoir en tant que professionnels (PRF) de bien conseiller les personnes avant de faire leurs choix de rituels, car ceux-ci auront un impact considérable pour la suite des choses.

Dans une collectivité qui veut préserver sa santé mentale et en prendre bien soin, on pourrait commencer par prendre le temps de pleurer ses morts.

Brigitte Deschênes, PRF
Chantale Tremblay, enseignante en langue et littérature

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L’EXPOSITION, DE LA PERSONNE DÉCÉDÉE

L’EXPOSITION, DE LA PERSONNE DÉCÉDÉE Chacun vit son deuil différemment. Cela dit, la présentation de la personne décédée permet le plus souvent aux endeuillés d’accueillir la réalité de la mort, de faire face à leurs émotions et d’avancer.


L’EXPOSITION

Bien que la vue de la personne décédée dans un cercueil nous confronte parfois brusquement à la mort, elle nous permet d’affronter cette perte en meilleure conscience de la réalité si commune à tous. Le fait de se tenir devant cette personne décédée nous aide à dire adieu au lien physique qui nous unissait. C’est un moment privilégié pour se permettre de manifester de la peine, de dire son éventuelle colère, de laisser couler les larmes, d’accepter le silence et peut-être, de pardonner. Cette souffrance exprimée porte alors en elle les germes de son allègement. En sus, pouvoir toucher le corps sans vie de l’être cher demeure un geste marquant qui participe au processus de séparation.

L’URNE

À la suite de la crémation, les proches peuvent opter pour une urne contenant les cendres de la personne décédée. Une grande photo d’elle affichant un sourire est souvent placée près de l’urne. Afin de vraiment témoigner de la réalité de la mort, on pourrait y ajouter un objet qui symbolise ce qui identifiait cette personne, qui n’existe plus sans elle ou désormais d’une manière bien autre, comme un outil de travail, une peluche préférée, un accessoire…voire un objet ou une image qui ont accompagné ses derniers moments.

Dans l’apprentissage de la réalité des vivants et encore davantage dans un deuil, les signes concrétisant la mort offrent le point de départ du rituel et l’enrichissent. Même fermé, le cercueil permet de sentir cette présence humanisée et d’apprivoiser graduellement la perte, tout comme l’urne contenant les cendres du défunt, toutefois accompagnée d’un signe moins abstrait.


UN ACTE SOCIAL

Par ailleurs, la présentation de la personne décédée est un rituel qui atteste de la dimension sociale au deuil. En dehors du cercle intime, cette présentation de la personne décédée offre la possibilité d’élargir le processus de deuil à la communauté. Au-delà de la famille et des amis proches, ce sont des collègues de travail, un groupe de retraités, de loisirs, ou encore un cercle de voisins qui pourront à leur tour faire leurs adieux, en disposant d’un moment dédié et d’un endroit conventionné où se rendre. Ainsi accompagnés, les proches réalisent qu’ils ne sont pas les seuls à vivre une perte, parce que les divers témoignages, les aident à redécouvrir le rayonnement qu’a eu la personne décédée et la place qu’elle a occupé dans le cœur des autres. On observe ainsi l’effet consolateur et libérateur du fait de pouvoir exprimer sa douleur en présence d’autres personnes qui partagent notre peine. Un réseau de solidarité peut aussi se former spontanément pour l’occasion. D’autres réseaux prennent ensuite le relais, comme les groupes d’entraide, les psychologues ou les collègues.

À travers ces manifestations d’entraide peuvent enfin se révéler rituellement les valeurs vitales qui animent les cellules humaines, les inspirant, les faisant s’accorder et les aidants à surmonter les changements et les épreuves.


La rédaction de ce texte a mis à contribution Brigitte Deschênes, Jean-François Labrie, Luce Des Aulniers et Chantale Tremblay. Avec la validation scientifique de Luce Des Aulniers.

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TENDREMENT POUR NOËL

TENDREMENT POUR NOËL TENDREMENT POUR NOËL !

Pour la majorité d’entre nous, Noël est une fête de joie et de bonheur mais, pour certaines familles, ce temps ravive la douleur et la peine causées par le décès de l’un des leurs. À l’instar du deuil, la fête de Noël est un moment privilégié pour témoigner la tendresse et l’amour que nous éprouvons les uns envers les autres.

En cette période de réjouissances relatives, redécouvrons le don précieux de la vie que nous ont fait nos parents ; prenons le temps de rendre grâce pour cette capacité d’aimer que nous avons en chacun de nos cœurs. Apprécions les inestimables trésors de bonté semés en nous et qui, s’ils sont bien cultivés, nous aideront à devenir des êtres de plus en plus responsables et heureux auxquels nous sommes appelés.

En ce jour de Noël, accordons-nous le droit de nommer et de parler de ces personnes absentes de notre vie et exprimons la tristesse qui nous habite. Ah bien sûr, naîtront sans doute des larmes mais ne sont-elles pas une forme de tendresse et d’amour? En dissipant cette boule dans notre gorge, nous pourrons ensuite prendre part à la fête de Noël, et nous amuser un peu... malgré tout.

Nos vœux vous accompagnent pour les Fêtes.


*****Le jour de Noël et du Jour de l’an, les columbariums de Jonquière et Arvida seront ouverts de 11 h à 15 h.*****

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