L’EXPOSITION, DE LA PERSONNE DÉCÉDÉE
Chacun vit son deuil différemment. Cela dit, la présentation de la personne décédée permet le plus souvent aux endeuillés d’accueillir la réalité de la mort, de faire face à leurs émotions et d’avancer.
L’EXPOSITION
Bien que la vue de la personne décédée dans un cercueil nous confronte parfois brusquement à la mort, elle nous permet d’affronter cette perte en meilleure conscience de la réalité si commune à tous. Le fait de se tenir devant cette personne décédée nous aide à dire adieu au lien physique qui nous unissait. C’est un moment privilégié pour se permettre de manifester de la peine, de dire son éventuelle colère, de laisser couler les larmes, d’accepter le silence et peut-être, de pardonner. Cette souffrance exprimée porte alors en elle les germes de son allègement. En sus, pouvoir toucher le corps sans vie de l’être cher demeure un geste marquant qui participe au processus de séparation.
L’URNE
À la suite de la crémation, les proches peuvent opter pour une urne contenant les cendres de la personne décédée. Une grande photo d’elle affichant un sourire est souvent placée près de l’urne. Afin de vraiment témoigner de la réalité de la mort, on pourrait y ajouter un objet qui symbolise ce qui identifiait cette personne, qui n’existe plus sans elle ou désormais d’une manière bien autre, comme un outil de travail, une peluche préférée, un accessoire…voire un objet ou une image qui ont accompagné ses derniers moments.
Dans l’apprentissage de la réalité des vivants et encore davantage dans un deuil, les signes concrétisant la mort offrent le point de départ du rituel et l’enrichissent. Même fermé, le cercueil permet de sentir cette présence humanisée et d’apprivoiser graduellement la perte, tout comme l’urne contenant les cendres du défunt, toutefois accompagnée d’un signe moins abstrait.
UN ACTE SOCIAL
Par ailleurs, la présentation de la personne décédée est un rituel qui atteste de la dimension sociale au deuil. En dehors du cercle intime, cette présentation de la personne décédée offre la possibilité d’élargir le processus de deuil à la communauté. Au-delà de la famille et des amis proches, ce sont des collègues de travail, un groupe de retraités, de loisirs, ou encore un cercle de voisins qui pourront à leur tour faire leurs adieux, en disposant d’un moment dédié et d’un endroit conventionné où se rendre. Ainsi accompagnés, les proches réalisent qu’ils ne sont pas les seuls à vivre une perte, parce que les divers témoignages, les aident à redécouvrir le rayonnement qu’a eu la personne décédée et la place qu’elle a occupé dans le cœur des autres. On observe ainsi l’effet consolateur et libérateur du fait de pouvoir exprimer sa douleur en présence d’autres personnes qui partagent notre peine. Un réseau de solidarité peut aussi se former spontanément pour l’occasion. D’autres réseaux prennent ensuite le relais, comme les groupes d’entraide, les psychologues ou les collègues.
À travers ces manifestations d’entraide peuvent enfin se révéler rituellement les valeurs vitales qui animent les cellules humaines, les inspirant, les faisant s’accorder et les aidants à surmonter les changements et les épreuves.
La rédaction de ce texte a mis à contribution Brigitte Deschênes, Jean-François Labrie, Luce Des Aulniers et Chantale Tremblay. Avec la validation scientifique de Luce Des Aulniers.
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L’EXPOSITION
Bien que la vue de la personne décédée dans un cercueil nous confronte parfois brusquement à la mort, elle nous permet d’affronter cette perte en meilleure conscience de la réalité si commune à tous. Le fait de se tenir devant cette personne décédée nous aide à dire adieu au lien physique qui nous unissait. C’est un moment privilégié pour se permettre de manifester de la peine, de dire son éventuelle colère, de laisser couler les larmes, d’accepter le silence et peut-être, de pardonner. Cette souffrance exprimée porte alors en elle les germes de son allègement. En sus, pouvoir toucher le corps sans vie de l’être cher demeure un geste marquant qui participe au processus de séparation.
L’URNE
À la suite de la crémation, les proches peuvent opter pour une urne contenant les cendres de la personne décédée. Une grande photo d’elle affichant un sourire est souvent placée près de l’urne. Afin de vraiment témoigner de la réalité de la mort, on pourrait y ajouter un objet qui symbolise ce qui identifiait cette personne, qui n’existe plus sans elle ou désormais d’une manière bien autre, comme un outil de travail, une peluche préférée, un accessoire…voire un objet ou une image qui ont accompagné ses derniers moments.
Dans l’apprentissage de la réalité des vivants et encore davantage dans un deuil, les signes concrétisant la mort offrent le point de départ du rituel et l’enrichissent. Même fermé, le cercueil permet de sentir cette présence humanisée et d’apprivoiser graduellement la perte, tout comme l’urne contenant les cendres du défunt, toutefois accompagnée d’un signe moins abstrait.
UN ACTE SOCIAL
Par ailleurs, la présentation de la personne décédée est un rituel qui atteste de la dimension sociale au deuil. En dehors du cercle intime, cette présentation de la personne décédée offre la possibilité d’élargir le processus de deuil à la communauté. Au-delà de la famille et des amis proches, ce sont des collègues de travail, un groupe de retraités, de loisirs, ou encore un cercle de voisins qui pourront à leur tour faire leurs adieux, en disposant d’un moment dédié et d’un endroit conventionné où se rendre. Ainsi accompagnés, les proches réalisent qu’ils ne sont pas les seuls à vivre une perte, parce que les divers témoignages, les aident à redécouvrir le rayonnement qu’a eu la personne décédée et la place qu’elle a occupé dans le cœur des autres. On observe ainsi l’effet consolateur et libérateur du fait de pouvoir exprimer sa douleur en présence d’autres personnes qui partagent notre peine. Un réseau de solidarité peut aussi se former spontanément pour l’occasion. D’autres réseaux prennent ensuite le relais, comme les groupes d’entraide, les psychologues ou les collègues.
À travers ces manifestations d’entraide peuvent enfin se révéler rituellement les valeurs vitales qui animent les cellules humaines, les inspirant, les faisant s’accorder et les aidants à surmonter les changements et les épreuves.
La rédaction de ce texte a mis à contribution Brigitte Deschênes, Jean-François Labrie, Luce Des Aulniers et Chantale Tremblay. Avec la validation scientifique de Luce Des Aulniers.
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